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Congrès de Combloux: Paul Fennell

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il y a 3 ans 11 mois - il y a 3 ans 11 mois #48222 par Pascal Oudet
Congrès de Combloux: Paul Fennell a été créé par Pascal Oudet
Bonjour
J Paul Fennell fait partie des 6 démonstrateurs étrangers qui seront présents au congrès de Combloux en avril 2016
Il se trouve qu'à l'occasion des 30 ans de l'AAW (association américaine des tourneurs), ils publient régulièrement une interview avec un tourneur qui a rejoint l'AAW depuis le début, et cette semaine c'est Paul qui est à l'honneur
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire suivre ici un extrait du texte (et traduc dans le message suivant). Juste pour vous montrer qu'on est allé chercher des personnes qui en valent la peine.
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What motivated you to join the fledging AAW?
I began woodturning around 1970, and at that time there was virtually no means to communicate with other woodturners, no sense of community whereby one could learn from others, or experience that there was even a "movement" of woodturning.
In 1975, the magazine Fine Woodworking was created, within which information about the field of woodturning began to be published. This was 10 years before a national woodturning organization was even contemplated. However, during the late '70s and early '80s, Albert and Allen LeCoff organized semi-annual symposiums in Pennsylvania. I attended two of these, in 1980 and 1981, and learned that there was indeed a woodturning community that included turners from many countries. Being relatively new, I was awed at the experience of being a member of such a community.When the AAW was formed 5 years later,I had no hesitation about joining immediately.

When you look at your pieces from 1986, what do you see?
At that time I was experimenting with many phases of turning, from bowls to miniatures, to objects of utility. I lacked a sense of direction, but the passion was there, which still exists today.

What was your funniest turning moment?
Buying a Stocksdale bowl at the first LeCoff symposium I attended in 1980. Alone with Bob's wife Kay Sekimachi in their hotel room, I had to wait while she opened her suitcase, removing bowls, each wrapped in her lingerie (bubble wrap had yet to be invented), and carefully unwrapping every bowl for me to see and contemplate. Needless to say, the situation was not humorous at the time, but I did end up buying a beautiful walnut bowl. Further, my embarrassment was not diminished as I --red-faced--watched her gently re-wrap the remaining ones and carefully place them back in the suitcase. When I returned home my wife and I laughed about this for a long time.

What was your happiest turning moment?
I have several, but being accepted for the first time into a major woodturning exhibit, the International Turned Objects Show (ITOS) in 1988 was special.

What is your favorite wood and why?
I am an advocate of salvaging wood that is destined for the landfill or firewood pile. In Arizona, the so-called "urban forest" of the Phoenix metropolitan area has many species that are exotic, in that they have been introduced from other parts of the world. Wood salvaged from this source is usually not available commercially, or if so, at a high cost. Out of this, I have discovered and favor African sumac, carob, acacia and mesquite from Chile and Argentina.

What do you see as the biggest change in the field?
There are many significant changes to the field that can be attributed to the AAW: one of them is the thorough documentation of the contemporary movement of woodturning through the American Woodturner Journal, achieved by superb editorship. Another is the strive to eliminate any perceived biases of gender, nationality, and age. I think the most significant change, however, is the attitude towards boundaries or limits. We certainly can accommodate the traditional aspects of the field and their associated techniques, but not feel restricted by them in going beyond perceived boundaries.

J. Paul's first exposure to woodturning was in 1970 through an adult education woodworking class at a local high school. Although his intention was to improve his furniture-making skills, when he discovered the school's lathes he switched gears and never looked back.
Fennell's first lathe project
He is primarily self-taught, and has remained passionate about woodturning for more than four decades. His work is made from wood salvaged from the "urban forest" the Phoenix, Arizona metropolitan area.
An accomplished artist, J. Paul is also well-recognized nationally and internationally as an instructor and demonstrator. For almost thirty years, he has focused primarily on turning and piercing hollow forms.
Featured in many wood- working and woodturning books and magazines, J. Paul's distinctive work is held in major private and museum collections, including the Smithsonian, Detroit Institute of Arts, Minneapolis Institute of Arts, Cincinnati Art Museum, Museum of Art & Design, New York, Carnegie Museum of Art and the Museum of Fine Arts, Boston.
A retired mission, rocket performance and orbital mechanics analyst in the Apollo space program, J. Paul lives in the Sonoran desert with his wife, Judy.
Dernière édition: il y a 3 ans 11 mois par Pascal Oudet.

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il y a 3 ans 11 mois - il y a 3 ans 11 mois #48223 par Pascal Oudet
Réponse de Pascal Oudet sur le sujet Congrès de Combloux: Paul Fennell
Qu’est ce qui vous a motivés à rejoindre l’AAW ?
J’ai commencé à tourner vers 1970, et à cette époque il n’y avait pratiquement aucun moyen de communiquer avec d’autres tourneurs, aucune communauté au sein de laquelle on pouvait apprendre les uns des autres, ou même sentir qu’il y avait un mouvement dans le tournage sur bois.
En 1975, le magazine Fine Woodworking est né, et des informations sur le milieu du tournage ont commencé à y être publiées. C’était 10 ans avant même que l’on considère une organisation de tourneurs nationale. Cependant, à la fin des années 70, début des années 80, Albert et Allan LeCoff (fondateurs du Woodtuning center de Philadelphie, ndlr) organisaient des congrès annuels en Pennsylvanie. J’ai participé à deux d’entre eux, en 1980 et 81, et j’ai appris qu’en fait, il y avait une communauté autour du tournage sur bois, et qui incluait des tourneurs de plusieurs pays. En étant relativement nouveau, j’étais émerveillé de faire partie de cette communauté. Quand l’AAW a été créés 5 ans plus tard, je n’ai pas hésité un instant à m’inscrire.

Quand vous regardez vos pièces de 1986, que voyez-vous ?
A cette époque j’expérimentais beaucoup de facettes du tournage, des bols aux miniatures, aux objets utilitaires. Je manquais de direction claire, mais la passion était là, et elle est encore présente aujourd’hui.

Quel a été votre moment le plus drôle en tournage ?
L’achat d’un bol de Bob Stocksdale, au premier symposium auquel j’ai participé en 1980. Avec la femme de Bob, Kay Sekimachi, dans leur chambre d’hotel, j’ai du attendre qu’elle ouvre la valise et en sorte les bols, chacun enveloppé dans sa lingerie (à l'époque le film bulle n’avait pas encore été inventé), et qu’elle les déballe chacun pour que je puisse les admirer. Inutile de dire que la situation n’était pas très dro^le sur le moment, mais à la fin j’ai fini par acheter un magnifique bol en noyer. Et mon embarras n’était pas terminé, puisque, tout rouge, je l’ai encore regardé envelopper les bols restants et les remettre précautionneusement dans la valise. Quand je suis rentré à la maison, ma femme et moi avons rit de cela pendant un long moment.
Quel a été votre moment de tournage le plus heureux ?
J’en en plusieurs, mais être accepté pour la première fois dans une exposition majeure de tournage, the the International Turned Objects Show (ITOS) en 1988 était vraiment spécial.

Quel est votre bois favori, et pourquoi ?
Je suis un fervent partisan de récupérer les bois qui sont destinés à la déchetterie ou au tas de bois. En Arizona, la « foret urbaine » dans la zone de Phoenix comprend beaucoup d’essences qui sont exotiques, dans le sens où elles viennent d’autres endroits du monde. Les bois que j’y récupère ne sont généralement pas disponibles dans le commerce, ou alors à prix élevé. Parmi eux, j’ai découvert et apprécie particulièrement le sumac africain, le carob, l’acacia et le mesquite du Chili et d’Argentine.

Que considérez-vous comme le plus grand changement dans le monde du tournage ?
Il y a beaucoup de changements importants qui peuvent être attribués à l’AAW : l’un d’entre eux est la documentation complète du mouvement du tournage contemporain, tel qu’il est représenté par le journal American Woodturner. Un autre, est la volonté d’éliminer toute notion de différence basée sur le sexe, la nationalité ou l’âge. Je pense cependant que le changement le plus significatif est l’attitude vis-à-vis des limites : On peut très certainement se débrouiller des aspects et techniques traditionnels, mais sans se sentir contraint par celles-ci, pour aller au-delà des limites telles qu’on les percoit.
Dernière édition: il y a 3 ans 11 mois par Pascal Oudet.

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il y a 3 ans 11 mois #48224 par Pascal Oudet
Réponse de Pascal Oudet sur le sujet Congrès de Combloux: Paul Fennell
Le premier contact de J. Paul avec le tournage sur bois a été en 1970 au travers d’un cours pour adultes dans un lycée local. Bien que son intention ait été d’améliorer ses techniques en ébénisterie, quand il a découvert les tours de l’école il a changé de gamme et n’est jamais revenu en arrière.
C’est principalement un autodidacte, et qui est passionné par le tournage depuis plus de 40 ans. Son travail est fait à partir de bois récupéré de la « foret urbaine » dans la zone de Phoenix, Arizona.
Paul est un artiste accompli, et est reconnu nationalement et internationalement comme enseignant et démonstrateur. Depuis presque 30 ans, il s’est concentré sur des pièces creusées et percées.
Présenté dans de nombreux livres et magazines sur le travail du bois et le tournage, le travail singulier de Paul est présent dans des collections majeures, publiques et privées, comme par exemple le Smithsonian museum, le Detroit Institute of Arts, Minneapolis Institute of Arts, Cincinnati Art Museum, le Museum of Art & Design de New York, le Carnegie Museum of Art et le Museum of Fine Arts, Boston.
Paul est un ingénieur retraité qui a travaillé sur les missions Apollo, il vit avec sa femme Judy dans le désert de Sonora

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il y a 3 ans 10 mois #48529 par jc charpignon
Réponse de jc charpignon sur le sujet Congrès de Combloux: Paul Fennell
Merci pour cette traduction qui nous permet de mieux connaitre ce grand du tournage qu'est JP Fennell.

Jean Claude

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